PAC + ITE : quand combiner les deux travaux est la meilleure offre pour votre client
Un client appelle pour une pompe à chaleur. Pendant le rendez-vous, vous réalisez que son logement est une passoire thermique : murs non isolés, déperditions importantes. Installer une PAC sur un bâtiment non isolé, c'est surdimensionner l'équipement et sous-performer les économies d'énergie.
La bonne réponse commerciale et technique : proposer PAC + ITE en rénovation d'ampleur. Voici pourquoi, quand, et comment chiffrer ce scénario.
Pourquoi PAC et ITE fonctionnent mieux ensemble
Une pompe à chaleur est dimensionnée en fonction des déperditions thermiques du logement. Plus le logement est mal isolé, plus la PAC doit être puissante, plus elle consomme. L'isolation extérieure réduit ces déperditions à la source.
Les bénéfices du scénario combiné :
- PAC mieux dimensionnée (puissance réduite, coût matériel plus bas)
- Consommation électrique divisée grâce à l'enveloppe isolée
- Gain de classes DPE plus important (souvent 2 à 3 classes vs 1 seule)
- Confort thermique été et hiver amélioré simultanément
- Accès à MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur (ITE seule n'est plus éligible en monogeste depuis 2026)
Les aides disponibles sur un projet PAC + ITE
C'est là que le scénario combiné devient particulièrement attractif financièrement.
Comment identifier les bons logements pour ce scénario
Tous les logements ne se prêtent pas à un projet PAC + ITE. Les profils les plus pertinents :
- Maisons individuelles classées E, F ou G au DPE — le gain de classes est maximsé
- Logements chauffés au fioul ou au gaz — la PAC apporte la plus grande économie de charges
- Murs non isolés ou sous-isolés (construction avant 1975 en général)
- Propriétaires occupants qui souhaitent rester dans le logement longtemps
Un logement classé F ou G non isolé avec chauffage fioul : c'est le cas d'usage idéal. PAC + ITE peut faire passer ce logement de classe F à classe C, avec un reste à charge résiduel souvent inférieur à 10 000 € pour les ménages modestes.
Ce que le Plan Lecornu 2026 change pour ce scénario
Le 10 avril 2026, le Premier ministre a annoncé la fin des chaudières gaz dans les constructions neuves dès fin 2026 et l'objectif d'un million de PAC installées par an d'ici 2030. Ce plan d'électrification massive crée un afflux de demandes PAC. Mais il pose un risque commercial concret pour les pros qui n'anticipent pas.
Le Plan Lecornu double aussi le budget d'aides à l'électrification (de 5,5 à 10 milliards d'euros par an). Ce sont les projets les plus complets, PAC + isolation, qui capteront les montants les plus élevés via MaPrimeRénov' Rénovation d'Ampleur. Pour les détails complets de ce que le Plan Lecornu change pour votre activité, consultez notre décryptage du Plan Lecornu 2026 pour les pros de la rénovation.
L'argument commercial : un projet, une visite, une signature
Proposer PAC + ITE plutôt que deux projets séparés présente un avantage commercial majeur : vous faites une seule intervention, un seul dossier d'aides, une seule relation client.
Pour le client, c'est plus simple. Pour vous, c'est un chantier plus rentable, moins de coordination, et une promesse de résultat plus forte.
Le verbatim qui revient chez les utilisateurs kelvin° qui utilisent ce scénario : "On arrête de partir d'une feuille blanche." Vous arrivez en R1 avec le logement déjà modélisé, le DPE estimé, les deux scénarios de travaux chiffrés et les aides calculées. Le client voit immédiatement la différence de reste à charge entre monogeste et ampleur.
Comment simuler ce scénario avec kelvin°
kelvin° permet de comparer en quelques secondes le scénario PAC seule, ITE seule et PAC + ITE en rénovation d'ampleur. Vous voyez en temps réel les gains de classes DPE, les aides mobilisables et le reste à charge pour chaque option.
C'est cet outil que vous mettez sur la table en R1. Le client décide en connaissance de cause. Vous signez sur un projet qui a du sens techniquement et financièrement.
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