Classes énergétiques A à G : ce que chaque lettre DPE signifie pour votre business

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Un client vous appelle : son logement est classé F, il veut savoir si c'est grave et ce qu'il doit faire. Vous pouvez répondre en 30 secondes ou passer 20 minutes à chercher vos notes. La différence entre les deux, c'est la maîtrise des classes énergétiques DPE.
Le DPE classe chaque logement de A (très performant) à G (passoire thermique) selon sa consommation d'énergie et ses émissions de CO2. Ces deux lettres conditionnent aujourd'hui la possibilité de louer, de vendre et d'accéder aux aides financières.
Ce guide fait le point sur les seuils 2026, les obligations légales par classe, et comment exploiter cette information pour qualifier vos prospects et structurer votre argumentaire commercial.
Qu'est-ce qu'une classe énergétique DPE ?
La classe énergétique DPE est une note attribuée à un logement à l'issue du diagnostic de performance énergétique. Elle résume en une seule lettre, de A à G, le niveau de consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bien.
C'est un diagnostiqueur certifié qui réalise le diagnostic de performance énergétique. Il mesure les caractéristiques du bâtiment : isolation thermique, système de chauffage, production d'eau chaude sanitaire, système de ventilation et surfaces. Ces données alimentent la méthode de calcul réglementaire pour obtenir deux valeurs : une consommation en énergie primaire (kWh/m²/an) et une en émissions de gaz à effet de serre (kg CO2/m²/an).
La méthode 3CL : base de tout diagnostic de performance
La méthode de calcul 3CL (Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements) est la méthode réglementaire imposée depuis la réforme de juillet 2021. Elle ne tient pas compte du comportement des occupants : elle applique des scénarios standardisés d'usage et de conditions climatiques pour obtenir une consommation conventionnelle.
Le résultat est une consommation théorique, pas la consommation réelle. Deux logements identiques avec des ménages aux habitudes différentes auront le même diagnostic de performance énergétique si leurs caractéristiques physiques sont identiques. C'est un point important à expliquer à vos clients propriétaires qui trouvent leurs factures inférieures à ce que suggère leur classe DPE.
Comment se calcule la note DPE ?
Le diagnostiqueur évalue cinq composantes du logement :
- L'isolation thermique : murs, toiture, plancher bas, menuiseries
- Le système de chauffage et sa performance (Etas, rendement)
- La production d'eau chaude sanitaire et son énergie
- Le système de ventilation
- Les surfaces et la géométrie du bâtiment
Ces données alimentent la méthode 3CL qui produit deux consommations. C'est la moins bonne des deux notes qui détermine la classe finale du logement.
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Deux étiquettes pour une seule classe : énergie primaire et GES
Le diagnostic de performance énergétique produit deux étiquettes distinctes :
- L'étiquette énergie : exprimée en kWh d'énergie primaire par m² et par an. Elle mesure la consommation énergétique du logement selon son système de chauffage, son isolation et sa ventilation.
- L'étiquette GES : exprimée en kg de CO2 équivalent par m² et par an. Elle évalue l'impact climatique selon le mode d'énergie utilisé.
Un appartement avec une bonne consommation d'énergie mais un chauffage au fioul peut être classé F ou G à cause de ses émissions de gaz à effet de serre élevées. C'est un point technique que vos clients comprennent mal, et qui justifie souvent le remplacement du système de chauffage comme premier geste prioritaire.
Quels sont les seuils des classes DPE en 2026 ?
Chaque classe DPE correspond à des seuils précis de consommation d'énergie primaire et d'émissions de gaz à effet de serre. Ces seuils sont ceux en vigueur depuis la réforme de juillet 2021, appliqués avec le nouveau coefficient d'énergie primaire depuis janvier 2026.
La classe finale est la moins bonne des deux notes. Un logement classé C en énergie mais D en GES est globalement classé D.
Ce qui a changé dans le calcul du DPE depuis janvier 2026
Deux modifications sont entrées en vigueur le 1er janvier 2026 et ont modifié la classe de plusieurs centaines de milliers de logements.
Le reclassement de 750 000 logements électriques
Le coefficient de conversion de l'énergie primaire pour l'électricité est passé de 2,3 à 1,9 dans la méthode 3CL. Ce changement valorise les logements chauffés à l'électricité, qui consomment moins d'énergie primaire pour la même consommation finale.
Concrètement : un logement tout électrique classé F avant janvier 2026 peut désormais se retrouver en classe E après recalcul. Environ 750 000 logements sont concernés selon les estimations du ministère. Pour les propriétaires bailleurs de logements F électriques, ce reclassement peut repousser l'obligation de travaux de rénovation de plusieurs années et rétablir le droit de louer.
L'ajustement pour les petites surfaces de moins de 40 m²
Depuis le 1er juillet 2024, un coefficient de pondération spécifique corrige le calcul pour les logements de moins de 40 m². Les petites surfaces étaient pénalisées par des consommations élevées rapportées au m², ce qui les faisait classer F ou G alors que leur performance réelle était correcte. Ce correctif améliore la classe d'un certain nombre de studios et de petits appartements en secteur urbain.
Que signifie chaque lettre du DPE ?
Voici le détail de chaque classe énergétique, ses seuils de consommation et les implications réglementaires et commerciales qui en découlent pour les professionnels de la rénovation.
Classe A et B : les logements exemplaires
Les logements classés A (moins de 70 kWh/m²/an) et B (70 à 110 kWh/m²/an) sont les plus performants du parc français. Ils représentent moins de 5% du parc existant et sont principalement des constructions neuves conformes à la RE2020 ou des bâtiments ayant bénéficié d'une rénovation globale complète.
Pour un professionnel de la rénovation, ces logements ne représentent pas de marché à court terme. Ils servent en revanche de référence pour montrer à vos clients ce qu'il est possible d'atteindre après des travaux de rénovation globale ambitieux.
Classe C et D : les bons élèves
Les classes C (111 à 180 kWh/m²/an) et D (181 à 250 kWh/m²/an) représentent des logements corrects à bien isolés. Ils ne font face à aucune interdiction de location ni à un gel des loyers. Le marché de la rénovation y existe, mais sans urgence réglementaire immédiate.
Ces logements sont une cible de long terme. Leurs propriétaires ont intérêt à agir pour anticiper les réglementations futures et maintenir la valeur de leur bien. Votre argumentaire porte sur la valorisation immobilière et les économies d'énergie à long terme.
Classe E : la fenêtre commerciale 2026-2034
La classe E (251 à 330 kWh/m²/an) représente environ 23% du parc locatif privé en France, soit plusieurs millions de logements. Ces biens sont encore louables aujourd'hui, mais leur interdiction de location est programmée au 1er janvier 2034.
C'est la classe avec le meilleur potentiel commercial pour les professionnels de la rénovation énergétique. Les propriétaires bailleurs ont encore du temps pour agir, mais les travaux nécessaires pour passer en classe D ou C demandent souvent un investissement de 15 000 à 40 000 euros avant aides. Avec MaPrimeRénov' et les CEE, le reste à charge peut être divisé par deux ou trois.
Classe F et G : l'urgence réglementaire
Les logements classés F (331 à 420 kWh/m²/an) et G (au-delà de 420 kWh/m²/an) sont les passoires thermiques. Ils représentent environ 17% du parc français, soit près de 5 millions de logements.
Les DPE G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025. Les DPE F le seront à partir du 1er janvier 2028. Leurs propriétaires ne peuvent plus augmenter les loyers depuis août 2022. Ces propriétaires sont vos prospects les plus chauds : ils subissent une pression réglementaire directe et ont besoin d'être guidés sur les travaux prioritaires et les aides disponibles.
Quelles obligations légales selon la classe DPE ?
La classe DPE conditionne trois types d'obligations : le droit de louer, le droit d'augmenter les loyers et l'accès aux aides de rénovation.
Quelles classes DPE sont interdites à la location ?
Le calendrier d'interdiction de mise en location par classe DPE est le suivant :
- DPE G+ (plus de 450 kWh/m²/an) : interdit à la location depuis 2023
- DPE G (330 à 450 kWh/m²/an) : interdit à la location depuis le 1er janvier 2025
- DPE F : interdiction de mise en location à partir du 1er janvier 2028
- DPE E : interdiction de location à partir du 1er janvier 2034
Ces interdictions s'appliquent à la signature de nouveaux baux et aux renouvellements. Un locataire déjà en place peut rester jusqu'au terme de son bail, mais aucun nouveau contrat de location de logement de classe G ne peut être signé depuis janvier 2025.
Est-il possible de vendre un logement avec un DPE de classe G ?
Oui, la vente d'un logement classé G reste possible. Il n'existe pas d'interdiction de vente liée à la classe DPE. En revanche, le diagnostic de performance énergétique doit obligatoirement figurer dans le dossier de diagnostic technique remis à l'acquéreur avant la signature du compromis de vente.
En pratique, la classe G a un impact direct sur le prix de vente. Une étude des Notaires de France documente un écart moyen de 15 à 20% entre un bien classé G et un bien comparable classé C ou D dans la même zone. Pour un acquéreur, ce différentiel intègre le coût estimé des travaux de rénovation obligatoires à venir.
Pour les professionnels qui accompagnent des propriétaires en vente, le DPE projeté est un outil commercial puissant : montrer à l'acheteur la classe atteignable après travaux transforme une contrainte en argument de valorisation.
Gel des loyers et classe DPE
Depuis août 2022 (loi Pouvoir d'Achat), les propriétaires de logements classés F et G ne peuvent plus augmenter les loyers entre deux locataires ni à l'occasion d'une révision annuelle. Ce gel s'applique même dans les zones non soumises à l'encadrement des loyers.
Pour un propriétaire bailleur, ce gel financier s'ajoute à l'interdiction de location programmée. C'est souvent ce cumul de contraintes qui le décide à engager des travaux de rénovation. Savoir l'expliquer clairement est un levier de conviction important dans votre argumentaire commercial.
Quelles sont les différentes classes du DPE ?
Le DPE comporte sept classes énergétiques, de A à G. Chaque lettre correspond à une tranche de consommation d'énergie primaire et d'émissions de gaz à effet de serre. Voici les différentes classes du DPE et ce qu'elles impliquent :
- Classe A : moins de 70 kWh/m²/an. Logement exemplaire, neuf ou rénové globalement.
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- Classe B : 70 à 110 kWh/m²/an. Très bonne performance énergétique.
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- Classe C : 111 à 180 kWh/m²/an. Bonne performance, pas d'obligation réglementaire.
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- Classe D : 181 à 250 kWh/m²/an. Performance correcte. Classe la plus courante dans le parc récent.
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- Classe E : 251 à 330 kWh/m²/an. Interdiction de location au 1er janvier 2034.
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- Classe F : 331 à 420 kWh/m²/an. Passoire thermique. Gel des loyers. Interdiction de location en 2028.
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- Classe G : plus de 420 kWh/m²/an. Passoire extrême. Interdit à la location depuis le 1er janvier 2025.
Comment passer de la classe G à D ou mieux ?
Améliorer la classe DPE d'un logement demande d'identifier les postes de déperdition prioritaires et de choisir les travaux de rénovation qui ont le plus d'impact sur le calcul 3CL.
Quels travaux améliorent le plus la classe DPE ?
Le remplacement du système de chauffage est souvent le geste à plus fort impact, notamment pour les logements avec un chauffage au fioul ou au gaz. Passer à une pompe à chaleur améliore simultanément la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. Pour un logement classé G au chauffage fioul, ce seul geste peut faire gagner deux classes.
L'isolation de la toiture est le deuxième geste le plus efficace : 25 à 30% des déperditions thermiques d'un logement passent par le toit. Un comble bien isolé peut faire gagner une classe à lui seul, tout en restant finançable en monogeste par MaPrimeRénov'.
L'isolation des murs a un impact fort mais n'est plus finançable en monogeste MPR depuis 2024. Elle reste éligible dans le cadre d'une rénovation d'ampleur visant le saut d'au moins deux classes.
Combien coûte un saut de classe DPE ?
Le coût varie selon le logement, sa surface, son mode de chauffage actuel et la classe cible. Un saut de G à E peut coûter entre 8 000 et 25 000 euros avant déduction des aides. Avec MaPrimeRénov' et les CEE, le reste à charge descend à 20 à 40% du montant total pour un ménage aux revenus intermédiaires.
Pour les projets de rénovation d'ampleur visant la classe B ou C, les montants sont plus importants mais les aides aussi : jusqu'à 70% de financement pour les ménages aux revenus modestes, selon les barèmes MPR en vigueur en 2026.
Le DPE projeté : estimer la classe après travaux
Le DPE projeté est une estimation de la classe énergétique d'un logement après réalisation des travaux de rénovation. C'est un outil commercial puissant : montrer à un propriétaire la classe atteignable après un investissement précis transforme une contrainte réglementaire en argument de valorisation.
Un logement qui passe de F à C grâce à une pompe à chaleur et une isolation des combles peut gagner 10 à 15% de valeur marchande selon les Notaires de France, tout en retrouvant le droit d'être loué et d'avoir un loyer révisable.
Que signifie la lettre A dans un DPE ?
La lettre A est la meilleure note possible dans un DPE. Elle correspond à une consommation d'énergie primaire inférieure à 70 kWh/m²/an et à des émissions de gaz à effet de serre inférieures à 6 kg CO2 équivalent par m² et par an.
Un logement classé A consomme moins de 3 fois ce que consomme un logement classé D pour la même surface. Ce niveau de performance énergétique est atteint principalement par les constructions neuves conformes à la RE2020 ou par des logements ayant bénéficié d'une rénovation globale complète : isolation renforcée, pompe à chaleur haute performance et système de ventilation double flux.
En France, moins de 2% du parc existant est classé A ou B. Pour un artisan RGE, la classe A est l'objectif d'une rénovation d'ampleur réussie, pas la cible commerciale à court terme.
Comment utiliser les classes DPE pour qualifier vos prospects ?
Connaître la classe DPE d'un logement avant une visite commerciale change la nature du rendez-vous. Au lieu de découvrir la situation sur place, vous arrivez avec un diagnostic préliminaire, des scénarios de travaux de rénovation et une estimation des aides disponibles.
kelvin° permet d'estimer la classe énergétique probable d'un logement à partir de sa simple adresse, même en l'absence de DPE valide. En quelques secondes, vous obtenez la classe estimée, les gestes de rénovation les plus efficaces, les montants MaPrimeRénov' et CEE disponibles, et un rapport partageable avec le client.
Pour prospecter sur les classes F et G, c'est un avantage décisif : vous ciblez les propriétaires dont le logement est déjà interdit ou bientôt interdit à la location, vous arrivez avec des chiffres concrets, et vous transformez une contrainte réglementaire en projet de rénovation signé.
Identifier et approcher les propriétaires bailleurs de logements classés F et G dans votre secteur est l'une des stratégies de prospection les plus efficaces en 2026. kelvin° vous donne les données pour le faire à grande échelle.
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